Connexion
 



Se connecter
Catherine Lalonde 
15 novembre 2011  Culture / Livres
L'écrivaine Élise Turcotte remporte le Grand Prix du livre de Montréal

Photo : François Pesant - Le Devoir

Le roman-gigogne Guyana (Leméac), qui mêle voix de fantômes et de vivants et tisse Montréal à Jonestown, a valu hier à son auteure, Élise Turcotte, le Grand Prix du livre de Montréal.

Les oeuvres en lice pour cette 25e édition du Grand Prix du livre de Montréal étaient solides. Concouraient aussi Pour sûr (Boréal) de l'Acadienne France Daigle, le recueil de la poète Louise Dupré Plus haut que les flammes (Noroît), The Obituary (Coach House Books) de Gail Scott et Il pleuvait des oiseaux (XYZ), de Jocelyne Saucier, qui vient de remporter le Prix des 5 continents de la Francophonie. Le jury, présidé par Nicole Brossard, a choisi le dernier roman d'Élise Turcotte.

Mme Turcotte construit depuis 30 ans une oeuvre qui passe tant par la poésie, le roman que par le livre pour enfants, avec par exemple la série des Annette (Courte Échelle). Enseignante de français au Cégep du Vieux-Montréal, elle est présentement en période d'écriture grâce à une bourse de carrière du Conseil des arts et des lettres du Québec. En entrevue récemment au Devoir, elle disait écrire «peut-être parce que je suis claustrophobe. J'étoufferais dans une vie sans cette possibilité de réinvention et de surlignage. Je ne parle pas de reproduction du réel, mais de creuser pour voir exactement ce qu'il est en train de me dire». En 2002, elle a reçu le Prix du Gouverneur général du roman pour La maison étrangère (Leméac).

Le Grand Prix du livre de Montréal est accompagné d'une bourse de 15 000 $.
Site complet