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Alexandre Shields
17 avril 2010 Culture / Télévision
A voir à la télévision - Vendredi 23 avril - Pourquoi pas?
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Cinéma / Visionnaires planétaires
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Vendredi 23 avril
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Radio-Canada, 20
C'est l'histoire d'un type comme les autres. Mais, comme c'est le cas pour bien des militants, son envie de s'engager pour changer les choses est née dans la foulée d'une première frustration, un premier sentiment de s'être fait flouer.
Dans le cas présent, c'est un projet de minicentrale sur la rivière de son enfance, la Trois-Pistoles, qui a été le catalyseur. Un cas d'ailleurs relaté dans Le Devoir sous la plume du collègue Louis-Gilles Francoeur.
Bref, Mikael Rioux décide de ne pas en rester là. D'abord en tant qu'activiste dans l'urgence, avec le blocage du site projeté pour cette petite centrale aux bénéfices plus que ténus, mais aux conséquences écologiques bien réelles. Mais, surtout, cette situation lui donne envie d'aller voir ce qui se fait ailleurs pour tenter de ralentir le grand désastre collectif en gestation bien avancée.
Un périple qui le conduit à la rencontre de ceux que l'intellectuel Ricardo Petrella appelle «les lilliputiens», grâce à qui le changement est possible. Une série de rencontres qui ont pour trame de fond quelques réflexions de feu Christian de Laet, pionnier inter-national de la protection de l'environnement.
C'est l'occasion de découvrir que plusieurs ont décidé de prendre l'initiative de développer des projets porteurs aux quatre coins du globe. Des gens comme le designer écologique John Todd, nommé par le MIT comme un des 35 plus grands inventeurs du XXIe siècle. Selon lui, il serait possible de réduire notre empreinte écologique de 90 % en changeant radicalement notre rapport à la planète. Ce qui implique, ô misère, de cesser de voir la surconsommation et le surdéveloppement économique comme une panacée.
M. Rioux rencontre en outre la grande dame kényane Wangari Maathai — Prix Nobel de la paix
et fondatrice du Green Belt Movement — qui nous rappelle que la déforestation est responsable à elle seule de 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Or ce problème planétaire tend sans cesse à s'étendre, sous la poussée de l'urbanisation galopante.
Dans le cadre du Jour de la Terre, prendre le temps de s'arrêter pour réfléchir aux signaux d'alarme qui ne cessent de se multiplier ne peut qu'être une bonne idée. À condition de ne pas s'en tenir à une journée, ni au stade de la réflexion.
Cinéma / Visionnaires planétaires
Radio-Canada, 20h
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