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Amélie Gaudreau
11 février 2012 Culture / Télévision
À voir à la télévision le jeudi 16 février - Les aléas du pardon public
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Doc Zone: Who's sorry now?
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CBC, 21h
Le proverbe dit que faute avouée est à demi pardonnée. Il semble que les grands de ce monde qui ont commis des erreurs rapidement médiatisées aient fait de cette expression leur credo, tout comme les bureaux de consultants qui développent des stratégies de «gestion de crise» pour ceux-ci.
Ce documentaire de Marc de Guerre se veut une introduction à cette industrie en expansion à travers des cas célèbres qui ont fait les manchettes ces dernières années et qui ne se sont pas toujours conclus par la «réhabilitation» publique des personnes et organisations sur la sellette. La nature de la faute, mais surtout la «sincérité» du fautif dans sa démarche de pardon influencent le résultat de ce processus douloureux, qui consiste pour ces entreprises à privilégier «la solution la moins épouvantable» pour calmer le jeu, comme l'explique en entrevue Eric Dezenhall, dont la firme compte parmi ses clients Proctor & Gamble et Exxon Mobil.
Ainsi, on nous présente pour chaque type de «clients» analysés (les grandes entreprises, les politiciens et les vedettes sportives) un exemple de gestion de crise «réussie» et un autre qui l'est beaucoup moins...
On oppose donc le fiasco médiatique et environnemental qu'a connu British Petroleum à la suite de l'explosion d'une de ses plateformes de forage dans le golfe du Mexique, où la confusion et le manque de planification ont pris le dessus sur tous les boniments des dirigeants de l'entreprise, à la gestion nettement plus contrôlée et prévoyante de Maple Leaf après la découverte de la bactérie Listeria monocytogenes dans ses produits.
L'amour du public, la reconnaissance d'un «certain» niveau de culpabilité et des excuses répétées ont fait toute la différence entre les cas de «scandale sexuel» de deux politiciens démocrates: Bill Clinton s'en est plutôt bien sorti, tandis que John Edwards, qui a longuement nié toute possibilité de faute de sa part, a dû faire une croix sur ses aspirations à la présidence.
L'exemple «sportif» démontre que la sincérité est payante, mais aussi que le processus de rédemption compte pour beaucoup: ainsi, les molles excuses du golfeur Tiger Woods pour infidélité ont moins bien réussi que les deux ans de prison et l'engagement de Michael Vick pour défendre les droits des animaux, après qu'il eut été reconnu coupable de cruauté envers des chiens de combat. Faute sincèrement avouée est plus souvent pardonnée...
Doc Zone: Who's sorry now?
CBC, 21h
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