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François Lévesque 
11 février 2012  Culture / Télévision
À voir à la télévision le vendredi 17 février - Humour et frissons

Paraissait récemment dans les clubs vidéo le film Vampire, vous avez dit vampire?. Critiques correctes et indifférentes, recettes idoines: il semble peu probable que ce remake laisse quelque empreinte, déjà remplacé par une pléthore d'autres refontes de succès passés (N'aies pas peur du noir et Les chiens de paille, sortis simultanément sur les tablettes). Pendant ce temps, l'original de Vampire, vous avez dit vampire? (1985) continue de susciter l'engouement d'un large bastion de fidèles. On le connaît par cœur, on cite ses répliques mémorables, on lui consacre des sites Internet, on organise des rencontres d'admirateurs, on déchire sa chemise à l'annonce du remake... Bref, c'est un film-culte.

Vampire, vous avez dit vampire? (Fright Night en version originale) repose sur une intrigue ingénieuse. Charlie, un adolescent de la banlieue, surprend une nuit l'emménagement de son nouveau voisin: aidé par un autre type, celui-ci trimbale... un cercueil. Le lendemain, Charlie croise une belle demoiselle qui se rend chez ledit voisin. Le surlendemain, Charlie apprend que la jeune femme est portée disparue. Posté devant sa fenêtre, l'adolescent entreprend de surveiller ce qui se passe en face. Après que le nouveau maître de céans eut — littéralement — sorti les crocs, Charlie aura bien du mal à convaincre son entourage qu'un vampire s'est installé dans la maison d'à côté.

Le scénario de Tom Holland, qui signait là sa première réalisation grâce au succès de Psychose II, écrit par lui, se révèle très ludique. Le film est en effet truffé de clins d'oeil. Par exemple, le personnage de Peter Vincent, un acteur de films d'horreur ringards qui prêtera main-forte au héros, est ainsi nommé en l'honneur de Peter Cushing et de Vincent Price, icônes du genre. Et il y a cette prémisse évoquant Fenêtre sur cour...

Tom Holland conçut cet hommage aux amoureux d'épouvante et au cinéma d'antan en réaction à la surproduction de «films de maniaques» à la Vendredi 13 qui avait alors cours. Ironiquement, le remake dont souffrit son film s'inscrit à l'inverse dans la tendance hollywoodienne. D'où son inanité.

Cinéma: Vampire, vous avez dit vampire?
Cinépop, 1h40
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