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Isabelle Paré 
31 octobre 2011 14h46  International / Actualités internationales
7 milliards d’humains sur terre



Le cahier du Devoir sur les sept milliards d'humains
Au moment où la Terre s’apprête à accueillir son sept milliardième humain, l’humanité est plus que jamais confrontée à sa propre viabilité et à la rareté des ressources. Dans un dossier spécial à être publié demain, Le Devoir présentera sept regards sur les défis posés pour la survie du genre humain, dans sept coins du globe. Gros plan sur un monde à réinventer.

Sur cinq continents, sept journaux du monde entier s’uniront au Devoir pour alimenter cette réflexion sur la façon de faire face à l’implacable avancée du compteur démographique.

D’abord, on y découvre que les défis anticipés il y a 20 ans ne sont déjà plus les mêmes aujourd’hui, et que, sur certains continents, ils changeront du tout au tout d’ici 2050.

D’une Chine alertée par l’explosion de sa population dans les années 70, le pays de Mao sera d’ici quelques décennies plutôt menacé par le vieillissement massif de sa population, conséquence directe du strict contrôle des naissances amorcé en 1979. En 2050, le quart des personnes âgées de la planète vivra en Chine, nous apprend Shan Juan du China Daily de Pékin.

Au Brésil, même renversement de tendance. Après avoir connu un taux de fertilité de plus de 6 enfants par femme en 1960, le Brésil doit aujourd’hui revoir toutes ses projections et ses plans de développement. Éducation, urbanisation et scolarisation des femmes ont fait chuter le taux de fertilité sous la barre du renouvellement de la population en 2010, affirme Antônio Gois, du Folha de Saô Paulo. À l’instar de l’Occident, le Brésil vivra à l’heure du fragile équilibre entre les exigences posées par les besoins d’une population vieillissante et d’une population active de plus en plus ténue.

Sur les bords de la plus grande réserve d’eau douce au monde, à Détroit, tout comme au Liban, pays menacé par un «stress hydrique», nos collaborateurs du Detroit Free Press et de L’Orient-Le Jour, constatent que l’eau, cet or bleu si rarissime, sera le pétrole de demain, générateur de conflits et de déplacements de population.

En Afrique, où vivent désormais un milliard d’humains, une crise environnementale s’annonce, observe Charles Onyango-Obbo du Daily Nation de Nairobi. Déforestation oblige, plusieurs pays, déjà confrontés à une crise alimentaire, ne disposeront bientôt plus du bois nécessaire pour faire chauffer les aliments nécessaires à la survie de leur population.

À l’autre bout de la planète, Le Soir de Belgique prédit quant à lui la disparition lente de la vieille Europe. À moins d’un revirement majeur des politiques d’immigration, le vieux continent aura perdu d’ici 2100 l’équivalent de la population de la France. En Australie, les défis du prochain siècle seront posés par la raréfaction de l’eau et l’arrivée des premiers réfugiés climatiques des îles de l'État du Tuvalu, pense Ashley Gardiner, du Herald Sun de Melbourne.

Penser le monde autrement?


Le Devoir, sous la plume de trois de nos journalistes, propose lui aussi un survol des écueils qui attendent l’humanité de demain. La viabilité du genre humain sera intimement liée à sa capacité de changer le statu quo, propose Louis-Gilles Francoeur, chroniqueur à l'environnement. En 2007, les humains avaient déjà consommé l’équivalent de 1,4 planète, un rythme insoutenable. La raréfaction des ressources et les changements climatiques seront d’ailleurs au coeur des futures migrations de population, explique Claude Lévesque.

Fabien Deglise, de son côté, rend compte des changements profonds que vont engendrer les bouleversements démographiques sur la vie urbaine, le transport, l’alimentation et la culture des humains en général. Si la tendance se maintient, vers 2030, la langue la plus parlée dans le monde sera l’hindi, le javanais ou le télougou!

Quant aux habitudes alimentaires, elles seront aussi bouleversées par la rareté grandissante de plusieurs sources de protéines, dont celles liées aux stocks de poisson.

Et si à l’instar des populations de 90 pays, l’insecte devait se retrouver au menu? À lire, sans faute, demain dans Le Devoir.
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