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La Presse canadienne  
22 mai 2012  International / États-Unis
La clémence refusée à un Canadien condamné à mort

Calgary - Les chances qu’un Canadien, condamné à mort au Montana, échappe à la peine capitale s’amoindrissent de façon considérable.

La Commission des amnisties et des libérations conditionnelles du Montana ne recommandera pas la clémence pour Ronald Smith, a appris La Presse canadienne hier.


Son avocat, Don Vernay, n’est pas étonné par cette décision. Il y voit la démonstration que l’État du Montana avait la ferme intention de condamner son client à mort depuis le début de l’affaire. La décision définitive sur le sort de Smith revient au gouverneur du Montana, Brian Schweitzer. M. Vernay dit espérer que ce dernier sera plus ouvert que la Commission.


Originaire de l’Alberta, Smith attend son exécution depuis 1982. Avec un complice, et sous l’influence de l’alcool et de la drogue LSD, il a tué deux personnes, Thomas Running Rabbit et Harvey Mad Man Jr, d’une balle dans la tête, au Montana.


Les meurtriers voulaient voler la voiture de leurs victimes, mais Smith a aussi confié qu’il désirait connaître la sensation de tuer quelqu’un.


Le gouvernement Harper a d’abord refusé d’appuyer la demande de grâce de Smith, affirmant que celui-ci avait été condamné dans un pays démocratique. Mais la Cour fédérale avait statué que le gouvernement devait respecter un principe de longue date selon lequel il devait intervenir au nom des Canadiens condamnés à mort dans d’autres pays.


Une lettre avait ainsi été acheminée à la Commission le 5 décembre 2011. « Le gouvernement du Canada ne compatit pas avec les crimes violents et cette lettre ne devrait pas être interprétée comme l’émission d’un jugement de la conduite de M. Smith », lisait-on dans la missive du ministre des Affaires étrangères, John Baird.


« Le gouvernement du Canada […] demande que vous accordiez la clémence à M. Smith pour des raisons d’ordre humanitaire », ajoutait la lettre.

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