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Isabelle Porter
3 avril 2012 10h40 Politique / Ville de Québec
Les conseils de quartier de Québec en élection
Québec — Les nouvelles règles électorales imposées par la Ville de Québec dans les conseils de quartier ne font pas l’unanimité. Alors que s’engagent une série de scrutins au sein des conseils, certains citoyens reprochent au nouveau système d’être trop imprévisible.
«On ne sait plus trop ce qui se passe avec ça et ce qui va advenir des conseils de quartiers», déplore la présidente du conseil de quartier de Sillery, Christiane Trudel. La citoyenne, dont le conseil est en élection ce soir, apprécie peu la nouvelle règle qui permet aux citoyens de soumettre leur candidature séance tenante, sans l’avoir annoncée au préalable.
«Je ne sais pas si j’ai des opposants», déplorait-elle à la fin de la semaine dernière. «Les gens vont arriver sans savoir pour qui voter. Ils ne peuvent pas se préparer.»
Dans le Vieux-Québec, le président sortant, Denis L’Anglais, s’est montré réticent à critiquer le processus, mais il se demandait bien comment ça allait se passer. «On ne sait pas ce qui va se passer avant le soir des élections», a-t-il dit.
M. L’Anglais est d’autant plus inquiet que tous les membres actuels du conseil ont décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat. Outre M. L’Anglais, plusieurs présidents quittent le navire cette année. C’est le cas notamment de Louis Campagna dans Saint-Roch, Érick Rivard dans le Vieux-Limoilou et Jacques Alméras dans Saint-Sacrement.
Pour la première fois dans leur courte histoire, les conseils de quartier seront tous en élection d’ici au 20 avril. Ce changement découle de la réforme des conseils de quartiers entreprise à l’automne par l’administration Labeaume. Les scrutins se déroulent en soirée lors d’assemblées générales. Cette semaine seulement, neuf de ces élections doivent avoir lieu.
Selon le conseiller responsable du dossier, Sylvain Légaré, la ville procède ainsi pour donner un nouveau souffle aux conseils. «Un des problèmes qu’on avait, c’est que c’était toujours les mêmes. Les gens se présentaient année après année.»
En tenant les élections au cours de la même période, la Ville en a profité pour faire un peu de publicité au processus, explique-t-il. «On n’a jamais fait de publicité pour les élections comme on l’a fait cette année. […] L’objectif, c’est d’augmenter la participation.»
Prié de dire ce qu’il comptait faire si les candidats manquaient, M. Légaré a dit qu’il faudrait être patient. «On va réajuster. Ça va peut-être prendre un an, deux ans, trois ans.»
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