Parce qu'ils le jugent «improvisé», «irréaliste», «utopique», les enseignants ne veulent pas d'un programme mur à mur d'anglais intensif en 6e année. Les deux grands syndicats d'enseignants ont exigé hier de freiner son implantation, tout en annonçant qu'ils se retiraient des travaux menés par le gouvernement sur le sujet. «On ne demande pas un moratoire, mais on dit [au ministère de l'Éducation] de mettre un frein. On leur dit de prendre le temps de faire des analyses pour ne pas bouleverser pour rien un réseau au complet», a soutenu Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).
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