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Amélie Daoust-Boisvert
9 février 2012 15h26 Société / Santé
Le psychiatre Pierre Mailloux sévèrement blâmé par le Collège des médecins
Photo : Radio-Canada
Le psychiatre Pierre Mailloux ne pourra plus traiter des enfants et des adolescents, ni prescrire certains médicaments, des neuroleptiques typiques et atypiques, ou prescrire des doses d’autres médicaments supérieures à celles recommandées par les fabricants.
Dans une décision rendue le 3 février, le Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec lui impose également une radiation temporaire d’un an. Celui connu sous le nom de «doc Mailloux» a trente jours pour faire appel.
Le conseil de discipline lui recommande également de suivre un stage ou un cours de perfectionnement.
On lui reproche notamment d’avoir prescrit des «mégadoses» de médicaments, d’avoir mal tenu ses dossiers et d’avoir posé des diagnostics «intempestifs».
En plus, le Dr Mailloux se voit imposer une amende de 6000 $ et un stage.
Selon la décision écrite du Conseil de discipline, le Dr Mailloux s’est vivement défendu. «Je vais continuer à prescrire selon mon jugement et non selon vos ordres», aurait-il averti, affirmant être «compétent et au sommet de [son] art.» Il a aussi mentionné que les procédures intentées contre lui étaient «humiliantes» et qu’il croyait subir «l’acharnement» du syndic du collège parce qu’il est «une personnalité très connue».
Mais pour le conseil, il y a «dangers pour la protection du public».
Ce n’est qu’une des trois affaires en cours du Dr Mailloux devant le Conseil de discipline de sa profession. Il est déjà sous le sceau d’une radiation temporaire de deux ans prononcée au printemps dernier, mais il en a fait appel au tribunal des professions et pouvait pratiquer en attendant que sa cause soit entendue, en mars prochain, indique le Collège des médecins. Une troisième décision doit également être rendue sous peu, concernant les propos que le Dr Mailloux avait tenus lors d’une entrevue à l’émission Tout le monde en parle.
Le conseil de discipline justifie la sévérité des sanctions imposées par le fait qu’il «est convaincu qu’il y aura récidives, et doit considérer l’aspect dissuasif de la sanction».
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