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Associated Press
8 février 2012 Sports / Actualités sportives
Jusqu'à un athlète sur dix se doperait, selon de nouvelles recherches de l'AMA
Lausanne, Suisse — L'Agence mondiale antidopage affirme que de nouvelles recherches, dont les conclusions seront publiées avant les Jeux olympiques de Londres, démontreraient qu'il y a jusqu'à un athlète sur dix à l'échelle internationale qui consomme des substances dopantes.
Jusqu'à maintenant, à la lumière des statistiques découlant des tests antidopage effectués annuellement, on estimait que de 1 à 2 % des athlètes trichent, a fait savoir hier le directeur général de l'AMA David Howman.
L'AMA finance présentement des projets de recherche sur l'incidence du dopage chez les athlètes qui disputent des compétitions internationales. Les conclusions devraient être connues avant que les JO ne commencent en juillet, a indiqué Howman.
Ce dernier a déclaré qu'à la suite des données préliminaires, il est permis de conclure que le pourcentage observé pourrait s'élever dans «les deux chiffres». Howman a reconnu que si c'est effectivement le cas, c'est signe qu'il y a «un problème qui n'est pas géré aussi bien qu'il devrait l'être». Howman n'a fourni aucun détail sur la façon dont les recherches sont menées, ni sur la méthodologie ou l'identité des chercheurs.
Dans une entrevue avec l'Associated Press, il a souligné le fait que la recherche n'est pas finalisée et a laissé entendre qu'il serait prématuré de conclure que 10 % des athlètes qui seront présents à Londres pourraient tricher. «Les gens vont aux Jeux olympiques alors qu'ils sont très bien préparés pour un grand événement, en sachant que s'ils commettent une erreur, il s'agirait de la pire honte qu'ils pourraient vivre. Les chances que des gens prennent des raccourcis sont donc moindres, a déclaré Howman. Le tricheur maladroit va être dépisté, et probablement dépisté lors de tests effectués avant les Jeux. L'athlète plus sophistiqué pourrait tenter sa chance. Mais le programme sera élaboré.»
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